COMMENT SE DEFINIT UNE TOITURE VEGETALISEE

Une façade d’habitation envahie par des plantes rampantes, ce n’est plus très surprenant comme style, mais une toiture servant de jardin à des plantes, c’est assez nouveau quoique c’est une tendance qui commence à gagner du terrain. Quels types de toitures peuvent être ainsi transformés, quels types de végétations peuvent-ils accueillir et quelles conditions exige un tel système ? Partons à la découverte de la toiture végétalisée.

Définition d’une toiture végétalisée

Un toit est dit végétalisé quand il est conçu de manière à permettre le développement d’une végétation avec éventuellement la mise en place d’une pluralité de couches. Les types de végétation ne se restreignent pas à des plantes du genre herbes, plantes grasses, épices, plantes à dunes, plantes de bruyère et similaires. La végétalisation est possible sur un toit doté d’une pente entre 1° et 45°. Le maintien sur place des couches est assuré par une technique spécifique à partir d’une pente de 35°. Les toitures végétales sont soit unicouches, soit bicouches, soit tricouches. Unicouche, le système se compose d’une couche de couverture de toiture servant de protection à cette dernière et d’une couche de base où les plantes croissent. Bicouche, il inclut en plus une couche drainante qui sera couverte d’une couche filtrante sur laquelle sera disposée une couche de substrat naturel destinée à recevoir la végétation. Tricouche, il dispose en plus d’un bicouche d’un réservoir d’eau de pluie combinée avec la couche drainante.

Les toitures végétales extensives

Elles sont plantées de mousses ou de plantes grasses qui en tout cas n’exigent pas beaucoup d’entretien, sont peu complexes et suffisamment légères. Elles sont possibles sur une faible ou une forte pente, entre 1 et 45°. La couche de végétation doit être assez fine cependant, ne doit en tout cas pas dépasser une vingtaine de centimètres d’épaisseur. Il faut savoir que chaque mètre carré du toit va supporter quand même entre 40 et 110 kg. Cela justifie l’obligation de recourir à un ingénieur pour contrôler la capacité de la toiture avant de procéder à la mise en place du système de culture. Néanmoins, l’obtention d’un permis pour construire un toit végétalisé n’est pas demandée. La toiture ne sera pas praticable. L’échantillon exemplaire d’un tel toit est la toiture sédum. Cette plante s’avère assez décorative sur le toit et y vit bien puisque comme au sol, elle supporte bien la chaleur et résiste à la sécheresse. Par ailleurs, elle assure une certaine protection à la toiture en absorbant l’humidité, les rayons UV et les intempéries et en accroît la durée de vie.

Les toitures végétalisées intensives

Les toitures végétales intensives sont carrément comme des jardins sur le toit. On peut y trouver même des arbustes et des arbres. C’est un dispositif complexe et important. Il va de soi que la structure doit être extrêmement robuste et permettre de fréquentes interventions d’entretien. Elles sont faisables sur faible pente, en tout cas n’excédant pas 4°. La couche de base va avoir une épaisseur de plus de 20 cm. Pour un tel système, une toiture simple doit subir une modification et un renforcement, ce qui requiert une demande de permis auprès des autorités locales et le contrôle de capacité doit être réalisé par un ingénieur. En effet, le mètre carré va devoir être en mesure de supporter jusqu’à 200 kilogrammes. La toiture doit être praticable. Le toit tout comme la végétation demande le même niveau d’entretien qu’un jardin au sol dans cette configuration.

Avec la tendance actuelle au vert, les toitures peuvent se transformer en jardins. C’est le principe de la toiture végétalisée avec comme avantages une durée de vie prolongée du toit en raison de la protection générée ainsi qu’un aspect évoquant la nature et comme inconvénients la nécessité d’un entretien plus important que pour un simple toit ainsi que la difficulté de déceler d’éventuelles fuites.

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